Province de Gansu

Fiche Technique

Gansu Carte

Nom : Gansu

Nom chinois : 甘肃

Statut : province

Capitale : Lanzhou

Population : 25 821 800 hab.(2013)

Superficie : 454 000 km²

Situé dans la partie supérieure du fleuve Jaune, au nord-ouest de la Chine, Gansu est l’un des berceaux de la culture chinoise. Si la province est renommée pour son héritage de la route de la Soie, elle est également riche d’une population multinationale. La province est en effet composée des groupes ethniques minoritaires Kazak, Mongols, Tibétains, Hui, Dong Xiang, Yu et Manchu.

Histoire

Bien que la dynastie quin avait un pied dans l’est du Gansu, le premier conflit éclata à l’ouest le long du Corridor de Hexi avec la dynastie han.

Un représentant impérial, Chang Ch’ien, a été envoyé à la recherche de partenaires commerciaux et revint avec des rapports détaillés de l’Asie centrale et un itinéraire qui sera connu sous le nom de la Route de la Soie.

Pendant ce temps, les han agrandissent le Corridor de Hexi jusqu’à la Grande Muraille de Chine et y font construire des villes fortifiées pour étendre leur empire. Le commerce grandissant le long de la Route de la Soie attira de plus en plus de monde. Les populations commencèrent petit à petit à s’agglomérer dans les villes voisines.

Cet afflux de population et de commerçants venus de toutes parts devint l’héritage multinationale de Gansu. Les grottes bouddhistes de Mogao, Maiji Shan par exemple témoignent de la grande floraison de religions ainsi que les écoles artistiques le long de la Route de la Soie.

Le mélange des cultures dans le Gansu a malheureusement conduit à de graves tensions, qui a culminé dans les rébellions musulmanes de 1862 à 1877. Ce conflit a laissé des millions de morts et a pratiquement anéanti la population musulmane de Gansu. Les tensions ethniques n’ont jamais vraiment quitté la province. En mars 2008, des manifestations Pro tibétaines à Xiahe ont conduit à des émeutes faisant près d’une centaine de blessés.

En août 2010 une importante coulée de boue dû à des inondations a détruit des villages entiers et tué plus de 700 personnes.

Aujourd’hui

Depuis plus d’un millénaire, les caravanes de la Route de la Soie traversent la montagne et le couloir désertique du Gansu, transportant marchandises et idées nouvelles entre la Chine et l’Asie centrale, le long de la première « autoroute de l’information » du monde.
De tous temps, voyageurs, pèlerins, artistes et commerçants sont arrivés dans l’Empire du Milieu en suivant un chapelet de villes oasis. L’art bouddhiste, les garnisons, les phares et les tombeaux qu’ils ont laissé derrière eux constituent l’un des plus grands trésors de la route de la Soie.

Quant aux paysages, ils sont aussi l’un des temps forts de la traversée du Gansu. En marge de son passé illustre, la région a toujours souffert d’un climat particulièrement aride.
Hormis les oasis, la majeure partie des terres situées à l’ouest de la capitale sont pratiquement inhabitables et, jusque récemment, Pékin n’a pas fait grand chose pour rompre l’isolement de la province. Malgré l’achèvement de la ligne ferroviaire Lanzhou-Urumqi en 1963 et le développement des activités minières et de l’industrie, le Gansu reste l’une des cinq provinces les plus pauvres du pays.

Cependant, avec des chefs-d’œuvre d’art bouddhique, des paysages ruraux idylliques au sud-est, un aperçu de la culture tibétaine de l’Amdo et une extraordinaire mosaïque de minorités ethniques (Hui, Tibétains, Mongols, Salar, Dongxiang et Kazakhs), le Gansu ne manque pas d’arguments pour séduire les voyageurs.

Pour les amateurs de grands espaces, le Gansu peut être totalement dépaysant avec ses grandes dunes de sables, ses montagnes et ses steppes à perte de vue.

Climat

Le Gansu se divise grossièrement en trois zones climatiques : la ceinture verte de basse altitude au sud de Tianshui, l’aride corridor du Hexi, qui s’étend de Lanzhou à Dunhuang, et les hauts pâturages le long des frontières du Qinghai et du Sichuan. La pluie étant rare dans la province, les tempêtes de poussières sont communes, notamment au printemps.

Les hivers sont plutôt froids de novembre à mars. Les températures peuvent descendre jusqu’à -10°C.

En été les températures ne sont pas très fortes mais le temps très sec permet d’apprécier cette fraicheur.

Préférez mai, juin, septembre et octobre pour visiter la région. La « haute saison » va de juin à septembre. Néanmoins, même si les températures n’y sont pas très chaudes, le soleil peut être dangereux. N’oubliez pas alors de vous munir de crème solaire ou autres protections.

 Comment se rendre dans le Gansu ?

Depuis Lanzhou des vols desservent tout le pays. D’autres aéroports tels que Dunhuang et Jiayuguan proposent seulement quelques vols vers les villes principales, moins nombreux l’hiver.
Le train est le meilleur moyen pour découvrir les sites de la route de la Soie de la province. Il est également préférable de prendre le train pour rejoindre Xinjiang ou Xi’an, en empruntant des lignes plus fréquentées.
Un grand programme de construction d’autoroute a permis de réduire les temps de trajets en bus vers les sites du sud autour de Xiahe et Langmusi. Une nouvelle gare à Dunhuang et la modernisation de l’aéroport de Jiayuguan en faciliteront encore l’accès.

Langues

Malgré la grande variété d’ethnie, le Gansu possède son propre groupe de dialectes régionaux, le gansuhua (qui fait partie de la famille linguistique du lanyin du Nord-Ouest). Aux frontières du Qinghai et du Sichuan, une importante population tibétaine s’exprime en dialecte tibétain amdo.

Que faire dans le Gansu ?

  • Explorer les grottes de Mogao où le bouddhisme chinois s’est épanoui.
  • Visiter le monastère tibétain de Labrang, à Xiahe.
  • Effectuer une randonnée dans les gorges de la Lune ou sur les crêtes du Qilian Shan
  • Parcourir les vestiges oubliés de la route de la Soie aux alentours de Tianshui et de Luomen

Les Villes du Gansu