region administrative spéciale Hong Kong

Fiche de Hong Kong

carte de Hong Kong

Nom : Hong Kong

Nom chinois : 香港特別行政區

Statut : Région administrative spéciale

Population : 7 071 576 hab. (2011)

Superficie : 1 104 km²

Hong Kong est un lieu fascinant ou pléthores de gratte-ciels semblent sortir de terre par magie parmi les montagnes et la végétation qui les entours. Derrière ses airs de petit New York d’Asie, Hong Kong a su se créer une identité propre au caractère indépendant. Ses gratte-ciels témoignent aujourd’hui de sa grandeur et de sa puissance malgré sa peur toujours omniprésente de l’avenir. Hong Kong est un merveilleux point d’arrêt pour un voyage en Chine surprenant et varié.

Histoire

Hong Kong était essentiellement un avant-poste de l’Empire chinois avant que les marchands européens commencent à importer de l’opium dans le pays. Disposant de ressources quasi inépuisables grâce aux champs de pavot du Bengale où ils étaient installés, les Britanniques imposèrent ce commerce sans merci et, au début du X IXe siècle, la « boue étrangère » représentait la majeure partie de leurs transactions avec la Chine.

Les tentatives des Chinois pour éradiquer le négoce de l’opium, dont la saisie et la destruction d’un important chargement, fournirent aux Britanniques le prétexte rêvé pour une action militaire. Ils envoyèrent deux canonnières qui détruisirent rapidement une flotte de 29 bateaux chinois. En 1841, un détachement de la marine britannique hissa l’Union Jack (le drapeau britannique) sur l’île de Hong Kong. La même année, le traité de Nankin mit un terme à la première guerre de l’Opium, cédant l’île à la Couronne britannique « à perpétuité ».

Les Britanniques s’emparèrent de la péninsule de Kowloon en 1860, à la fin de la seconde guerre de l’Opium. En juillet 1898, ils obtinrent un bail de 99 ans pour les New Territories.

Tout au long du XXe siècle, Hong Kong se développa par à-coups. Des vagues successives de réfugiés arrivaient au rythme des crises politiques en Chine. Les infrastructures nécessaires au transport et au commerce s’amélioraient régulièrement et les expatriés venaient et repartaient, fascinés comme aujourd’hui par le dynamisme de la colonie.

L’armée japonaise mit brutalement fin à cette expansion en 1941. À la fin de la guerre, la population de Hong Kong avait chuté de 1,6 million à 610 000 habitants. Une fois encore, l’instabilité en Chine allait profiter à l’essor de Hong Kong. Tout d’abord, les réfugiés fuyant la victoire du communisme en 1949 portèrent la population à plus de 2 millions. Puis l’embargo imposé à la Chine par les Nations Unies lors de la guerre de Corée incita Hong Kong à se métamorphoser en l’un des centres industriels et financiers les plus dynamiques du monde.

Particulièrement habiles à faire des profits, les Hongkongais eurent la sagesse d’en investir une partie dans l’amélioration de leur cité. Le logement progressa avec la construction des gratte-ciels des « New Towns » (nouvelles villes), tandis que le Mass Transit Railway, extrêmement efficace, était bâti pour faciliter les déplacements.

Toutefois, la perspective de la rétrocession en 1997 inquiétait les Hongkongais. Un accord conclu fin 1984 stipulait que la Chine récupérerait alors l’intégralité du territoire, qui deviendrait la région administrative spéciale de Hong Kong et conserverait pendant 50 ans son économie de marché et ses systèmes juridique et social. La Chine appela cet arrangement « un pays, deux systèmes« .

Le 1er juillet 1997, sous une pluie battante, l’ère britannique prit fin devant le Hong Kong Convention & Exhibition Centre.

Durant les années qui suivirent, Hong Kong dut faire face à plusieurs tempêtes, de la crise économique asiatique en 1997 à l’épidémie de SRAS. À cela s’ajouta une récession de sept ans provoquée par le soudain éclatement de la bulle immobilière et la méfiance générale envers le gouvernement. En 2003, Hong Kong était au plus bas.

Alors qu’elle s’était élevée contre la tentative du gouvernement de Hong Kong de remettre en cause une législation anti-subversion soufflée par Pékin, la Chine secourut l’économie chancelante de Hong Kong en augmentant significativement le quota de touristes continentaux autorisés à visiter la ville. Ce coup de pouce coïncida avec les premiers signes d’une reprise et les touristes chinois arrivèrent, prêts à dépenser beaucoup.

Début 2006, la Bourse de Hong Kong était en plein essor, le chômage maîtrisé et Sir Donald Tsang réussissait beaucoup mieux à la tête du gouvernement que son prédécesseur souvent décrié, Tung Chee Hwa.

Aujourd’hui

Hong Kong doit une grande part de sa personnalité complexe à son passé sino-britannique, mais durant la décennie qui a suivi la rétrocession, elle a su parfaitement affirmer son caractère propre et indépendant. Après avoir surmonté une réunification partielle avec la Chine, une récession économique de sept ans, la grippe aviaire et le Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), la ville a repris confiance en elle. De nouveau en plein essor, son dynamisme est ressenti par tous les voyageurs de passage sur la péninsule.

Bien que le niveau de vie y soit particulièrement élevé, la cité a quelque chose à offrir à chacun : ses galeries marchandes aux innombrables marchandises bradées, la traversée du Victoria Harbour avec la vue sur l’un des plus grandioses paysages urbains, plus de 10 000 restaurants représentant à peu près toutes les cuisines du monde et une vie nocturne parmi les plus trépidantes d’Asie.

La ville réserve également quelques surprises pour les amateurs de nature. Hong kong est composé en majeure partie de montagnes et de collines verdoyantes, parfaites pour la randonnée. De magnifiques plages se dressent au sud de l’île et raviront également les touristes en quêtes de détente.

Hong Kong a beaucoup à offrir aux voyageurs par sa mixité culturelle entre l’occident et la Chine.

Climat

Il fait rarement froid à Hong Kong, mais vous aurez besoin d’un vêtement chaud entre novembre et mars. De mai à mi-septembre, des températures proches de 35°C et une forte humidité provoquent la transpiration au moindre effort. C’est aussi la période la plus pluvieuse, avec 80% des précipitations annuelles, en partie à cause des typhons.

 Comment se rendre à Hong Kong ?

Avion

Plus de 60 compagnies aériennes relient l’aéroport international de Hong Kong à près de 140 destinations dans le monde. La concurrence maintient les prix relativement bas ce qui permet de trouver des billets à tarif réduit très facilement.

Le gouvernement fixant les prix entre Hong Kong et la Chine, les promotions sont rares. Selon la saison, vous risquez d’avoir du mal à trouver une place en raison du nombre impressionnant de Chinois qui se déplacent pour affaires ou pour le tourisme. Mieux vaut réserver longtemps à l’avance.

Bateau

Des ferries réguliers relient le terminal des ferries pour la Chine à Kowloon, et/ou le terminal des ferries pour Macao, à Hong Kong Island, à diverses localités du delta de la rivière des Perles.

Bus

De Hong Kong, des bus rallient les principales villes du Guangdong. Toutefois, le KCR East Rail est si rapide et bon marché que peu de bus desservent Shenzhen. La plupart des grands hôtels proposent néanmoins des minibus depuis/vers Shenzhen.

Train

Rejoindre Shenzhen en train ne présente aucune difficulté. Prenez le KCR East Rail à Hung Hom, dans Kowloon, ou à n’importe quelle station sur la ligne qui dessert la frontière chinoise, à Lo Wu. À Shenzhen, trains locaux et bus se rendent à Guangzhou et au-delà.

Comment circuler dans Hong Kong ?

Le réseau de transport public de Hong Kong fait des envieux dans le monde entier. Rapide, facile à utiliser, relativement bon marché et pratique avec la carte Octopus.

Langues

A Hong Kong vous entendrez principalement parler le cantonais du à sa proximité avec le Guangdong. L’anglais est aussi très utilisé notamment avec les touristes occidentaux ou dans le commerce.

Le mandarin commence à revenir tranquillement sur le territoire mais beaucoup de hongkongais ne le parlent pas.

Il est possible également d’entendre quelques dialectes des populations tanka, hakka ou hoklos.

Visas

La plupart des visiteurs, dont les ressortissants du Canada et de l’Union européenne, peuvent séjourner 90 jours sans visa (180 jours pour les Britanniques). Si vous avez besoin d’un visa, adressez-vous à une ambassade ou à un consulat chinois avant votre arrivée.

Si vous prévoyez de visiter Hong Kong en venant de Chine et d’y retourner, vous aurez besoin d’un visa chinois à entrées multiples.

Que faire à Hong Kong ?

  • Admirer la vue de Hong Kong pendant la montée du Peak Tram jusqu’au victoria Peak.
  • Traverser le Victoria Harbour à bord du Star Ferry et profiter de la vue sur les gratte-ciels.
  • Se balader sur l’avenue des stars sur Kowloon et assister à la fameuse symphonie des lumières qu’offre les gratte-ciels de Hong Kong Island.
  • Emprunter le téléphérique Ngong Ping 360 jusqu’au bouddha géant de l’île de Lantau et redescendre à pied via le chemin de randonnée.
  • Appréhender le marchandage à la hongkongaise au marché nocturne de Temple Street.