region Mongolie Interieure

Fiche Mongolie Intérieure

carte Mongolie Interieure

Nom : Mongolie Intérieure

Nom chinois : 内蒙古自治区

Statut : Région autonome

Capitale : Hohhot

Population : 24 976 100 hab. (2013)

Superficie : 1 183 000 km2

Située au nord de la Chine, la Mongolie intérieure est une région autonome frontalière de la Mongolie et de la Russie. Encore peut convoitée par les touristes, la Mongolie intérieure regorge pourtant de sites d’intérêts pour ceux à la recherche de grandes évasion et de pleine air. La Mongolie Intérieure est une région à dominante rurale et bénéficie d’un paysage naturel fascinant avec ses montagnes, ses steppes, ses prairies à perte de vue et sa proximité avec le désert de Gobi. La Mongolie intérieure propose aussi de nombreux sites historiques et culturels avec de nombreuses pagodes et temples bouddhistes tibétains hérités de son passé glorieux.

Histoire

Dans les steppes situées au-delà du désert de Gobi, les nomades menaient une rude vie de bergers et d’éleveurs de chevaux. Avant cela, la population de la « Mongolie » se composait pour l’essentiel de clans, dont les premiers furent les Xiongnu et les derniers, les peuples turcophones (ouïghours et kirghizes). À partir du Xe siècle, les Mongols, originaires de Mandchourie, affluèrent vers l’actuelle Mongolie. Les tribus nomades ont toujours été en désaccord avec les Chinois sédentaires. Et c’est en partie pour décourager les conflits constants avec les clans Xiongnu, que l’empereur Qin Shi Huang (221­207 av. J.-C.) entreprit la construction de la Grande Muraille. L’empire mongol se trouva finalement scindé en deux lorsqu’une grande partie de son territoire tomba finalement sous l’autorité de la dynastie des Qing au XVIIe siècle.

L’empire mongol

Unifiés par Gengis Khan et dirigés plus tard par son petit-fils Qubilaï, les Mongols envahirent la Chine, puis la majeure partie du continent eurasien, et fondèrent un empire qui s’étendait du Vietnam à la Hongrie. Lancée en 1211, cette « conquête en selle » fut l’œuvre d’une armée entièrement composée de cavaliers extrêmement mobiles et rapides.

La disparition de Gengis Khan, en 1227, n’entama en rien la détermination des Mongols qui accumulèrent les victoires à travers l’Asie centrale, le Tibet, la Perse et la Russie. En 1241, la mort d’Ugôdei, successeur de Genghis Khan, marqua un temps d’arrêt dans l’invasion de l’Europe.

Les Mongols déplacèrent enfin leur capitale de Karakorum, en Mongolie, à Pékin. Après la conquête de la Chine du Sud en 1279, Qubilaï devint le premier empereur de la dynastie Yuan. Son empire était le plus grand que le monde ait alors jamais connu. Les Mongols améliorèrent le réseau routier entre la Chine et la Russie, développèrent le commerce entre les différentes régions de l’empire et avec l’Europe, créèrent un programme d’aide aux victimes de la famine et prolongèrent les canaux afin d’acheminer les produits agricoles vers les villes.

La succession de plusieurs chefs incompétents entraîna la désintégration de l’empire mongol à la fin du XIVe siècle. Les Mongols reprirent alors le mode de vie qu’ils connaissaient avant Genghis Khan, formant une série de tribus désorganisées en conflit permanent et attaquant parfois la Chine, jusqu’à ce que la dynastie Qing s’installe au pouvoir au XVIlle siècle.

Religion

En totale dépendance avec leur environnement, les premiers Mongols avaient fondé leur religion sur les forces naturelles, tels le soleil, la lune, les étoiles et les rivières. Leurs innombrables dieux attestaient une présence surnaturelle universelle. Les chamans mon­gols parlaient aux dieux et communiquaient leurs ordres au chef de tribu, le khan.

Après l’avènement de la dynastie Yuan, les Mongols, et en particulier Qubilaï, s’intéressèrent de plus près au bouddhisme tibétain. Toutefois, c’est seulement après la chute de l’empire que la doctrine des bonnets jaunes commença à modifier radicalement la culture mongole.

Altan Khan joua un rôle fondamental dans la conversion de son peuple. Ayant invité, en 1578, le chef des bonnets jaunes, Sonam Gyatso, au Qinghai Hu (lac Kokonor), il lui conféra le titre de « dalaï lama » (dalaï étant l’équivalent mongol du terme gyatso, « océan »), ravivant un lien précieux entre les deux cultures. Le lamaïsme conquit la Mongolie et influença la société sous tous ses aspects – près de 40% de la population masculine entrera dans les ordres.

Le gouvernement chinois a créé la région autonome de Mongolie-Intérieure en 1947 et mené une forte politique d’assimilation des Mongols, qui représentent environ 15% de la population de la province. La majorité des 85% restants se compose de Han auxquels s’ajoute un petit nombre de Hui, de Mandchous, de Daurs et d’Ewenki. Le mode de vie nomade disparaît rapidement, de même que la pratique du bouddhisme tibétain. La population est concentrée dans la partie sud de la région, très industrialisée, dans des villes comme Hohhot ou Baotou

Aujourd’hui

La Mongolie Intérieure couvre un immense territoire aux paysages naturels fascinants, qui s’étirent sur près de 2200km du désert de Gobi au fleuve Argun le long de la frontière russe.

Les voyageurs, séduits par les paysages authentiques et vallonnées qu’offrent les steppes et prairies apprécient également l’atmosphère de plénitude qui s’y dégage. Les rencontres avec les bergers nomades vivant dans les yourtes ne fait qu’enrichir l’expérience et le voyage et fait ainsi découvrir un mode de vie bien loin de ce que l’on connait.

Certains camps de yourtes ont néanmoins été conditionnés pour attirer les touristes et leur faire découvrir la « vraie vie mongole » avec les coutumes et leurs danses folkloriques cassant un peu l’authenticité en oubliant le véritable intérêt des traditions. Les plus aventureux pourront quand même sortir des sentiers battus et partir à la découverte des véritables nomades se déplaçant aux rythme des saison à la recherche de pâtures pour leur troupeaux.

La Mongolie Intérieure est aussi la terre d’accueil du célèbre mausolée du grand Gengis Khan, qui dota les mongols d’un immense empire de l’Asie à l’Europe. Les mongols et chinois font des kilomètres pour se rendre au mausolée et admirer la « flamme éternelle » allumée depuis 600 ans.

Outre les traditions mongoles omniprésentes dans la région, l’influence russe est aussi palpable au nord à la frontière. Les russes rejoignent régulièrement la Chine pour mener à bien leur petit commerce dans les petites villes chinoise comme Manzhouli. L’extrême nord accueille encore des minorités ethniques parmi lesquelles on compte les Ewenki et les Daurs.

Entre nature sauvage, sites historiques et traditions, la Mongolie intérieur sera assurément le dépaysement que vous recherchez pour votre voyage en Chine.

Climat

Placé sous le signe des extrêmes, le climat se caractérise par des vents glacés et des blizzards sibériens qui balaient les plaines de décembre à mars, couvrant parfois de neige les dunes de sable en hiver.

L’été (juin-août) connaît des températures agréables, qui peuvent être torrides à l’ouest. Prévoyez des vêtements chauds pour le printemps (mars-mai) et l’automne (septembre-novembre).

La meilleure période pour visiter la région se situe de juin à septembre, surtout si vous voulez voir les steppes, qui ne sont vertes qu’en été. Emportez toujours des vêtements chauds qui protègent du vent, car il souffle même au cœur de l’été et les températures peuvent chuter à moins de 10°C en soirée.

Le soleil peut aussi être très dangereux dans les steppes, n’oubliez pas de vous munir de crème solaire afin d’éviter les rougeurs.

Comment s’y rendre ?

Depuis les reformes et l’ouverture vers l’extérieur, le réseau des transports de la Mongolie intérieure s’est largement développé.

Train

Le réseaux ferroviaire est la principale voix pour se rendre dans la région. Le train relie la Mongolie Intérieure au reste du nord de la Chine ainsi que les pays frontaliers. Il existe des postes-frontières à Erenhot (ou Erlian en Mongolie) et Manzhouli (Russie), où s’arrêtent respectivement le Transmongolien et le Transmandchourien. Pour la Mongolie, vous pouvez aussi prendre un train local jusqu’à Erenhot, traverser la frontière, et poursuivre avec autre train local pour Oulan-Bator.

Avion

Des aéroports permettent également de rejoindre la Mongolie intérieure rapidement. Hohhot, Baotou et Chifend ont chacun un aéroport qui desservent la Mongolie et principalement Oulan Bator et Halar. Les vols nationaux desservent Pékin, Shanghai, Guangzhou et d’autres grandes villes de Chine.

Bus

De grands axes autoroutiers relient Hohhot et Baotou à de nombreuses villes du pays. Des bus peuvent s’y rendre mais les temps de trajets seront assez longs.

Comment se déplacer dans la Mongolie Intérieure ?

La Mongolie intérieure bénéficie de grands axes routiers qui relient les principales villes entre elles.

Il est très aisé de se déplacer en ville via les transports en commun ou les taxis qui se trouvent à chaque coin de rue.

Pour s’enfoncer dans les plaines, il est généralement recommandé de prendre un guide et un chauffeur qui vous emmèneront à travers les steppes avec un 4×4 ou un Van.

Langue

La langue mongole fait partie de la famille altaïque, qui comprend également les langues turques d’Asie centrale et le mandchou, aujourd’hui disparu. Bien que l’écriture mongole (cyrillique) soit utilisée sur les panneaux de signalisation, presque tous les habitants parlent le mandarin.

Que faire en Mongolie Intérieure ?

  • Chevaucher à travers les steppes et les prairies de Huitengxile, Xilamuren ou Gegentala.
  • Passer une nuit en camp de yourte et découvrir la vie nomade à Hulun Buir (Hailar).
  • Écouter la gorge des sables chantant du Désert de Kubuqi.
  • Assister à la cérémonie des moines mongols et profiter des couleurs du monastère Da Zhao à Hohhot.
  • Profiter du cadre exceptionnel du monastère de Wudangzhao, la plus grande lamaserie de la Mongolie Intérieure.

Les villes de la Mongolie Intérieure