municipalité de Shanghai

 

FIche de Shanghai

carte de Shanghai

Nom : Shanghai

Nom chinois : 上海

Statut : Municipalité autonome

Population : 24 151 500 hab. (2013)

Superficie : 6 340 km²

Plus grande ville de Chine, Shanghai se démarque par son architecture occidentale témoignant d’un passé riche sous l’occupation européenne. Ces vestiges coloniales font de Shanghai une destination touristique très populaire dans le monde entier. Un voyage à Shanghai assure une expérience exceptionnelle plongée dans une Chine moderne en plein essor.

Histoire

Comme on peut le remarquer en se promenant le long du Bund ou dans les rues de l’ancienne concession française, Shanghai sort tout droit des mains occidentales. À l’embouchure du Yangzi, elle occupait un emplacement idéal pour un port de commerce. Lorsque les Britanniques ouvrirent leur concession en 1842 après la première guerre de l’Opium, ce n’était qu’une bourgade de pêcheurs et de tisse­rands. La présence anglaise bouleversa l’ordre des choses.

Les Français s’installèrent en 1847, une concession internationale fut établie en 1863, puis les Japonais arrivèrent en 1895. La ville fut morcelée en concessions autonomes, non soumises à la loi chinoise. En 1853, Shanghai surpassait tous les ports chinois. Dans les années 1930, la ville comptait 60 000 résidents étrangers et était le plus grand port international d’Asie.

Prospérant grâce au commerce de l’opium, de la soie et du thé, elle attira les grandes firmes financières internationales, qui firent construire de somptueux palais. L’une des plus célèbres, Jardine Matheson & Company, acquit en 1848 la première parcelle proposée aux étrangers et compta rapidement parmi les grandes sociétés d’affaires.

Shanghai devint également synonyme d’exploitation et de vice : ses innombrables fumeries d’opium, salles de jeux clandestines et maisons closes contrôlées par des gangs formaient le centre de la vie locale. Des militaires américains, français, italiens, britanniques et japonais surveillaient le territoire.

Après le coup porté aux communistes par Tchang Kaï-chek en 1927, le Guomindang coopéra avec la police étrangère, les gangs et les industriels chinois et étrangers afin d’éradiquer toute agitation ouvrière. Exploités dans le travail, réduits à la famine et à la misère, vendus comme esclaves, exclus de la vie dorée et des parcs créés par les étrangers, les pauvres de Shanghai constituaient un terreau fertile pour l’idéal révolutionnaire. Le Parti communiste chinois vit le jour ici en 1921 et, après de nombreux échecs, « libéra » la ville en 1949.

Les communistes détruisirent les taudis, désintoxiquèrent des centaines de milliers d’opiomanes et supprimèrent le travail des enfants et l’esclavage. Plus tard, durant la Révolution culturelle, Shanghai fut la base politique de la Bande des Quatre.

La longue période de malaise s’acheva brutalement en 1990, avec l’annonce des projets de développement de Pudong, sur la rive est du Huangpu. Depuis, Shanghai s’efforce de devenir une place financière de premier plan et de consolider son économie émergente. Les gratte-ciels modernes de Lujiazui semblent défier les édifices austères du Bund, témoins d’un autre temps de l’autre côté du Huangpu.

Une économie en plein essor, des dirigeants influents et un optimisme inébranlable ont permis à Shanghai de surpasser de loin les autres villes chinoises. Rien ne plairait plus au pouvoir central que de voir Shanghai, succès de la Chine communiste, détrôner Hong Kong, l’ancienne colonie, et devenir la ville pionnière.

Shanghai reste entravée par un passé dont elle se méfie tout en le revendiquant, et nul ne peut prédire à quoi la ville ressemblera dans 20 ans. Pourtant, comme le dit l’expression chinoise, « jiude buqu, xinde bului  » (si l’ancien ne part pas, le nouveau ne viendra pas).

En dépit du battage qui l’entoure, Shanghai n’est pas une métropole internationale. Curieusement exempte d’énergie créatrice, cette ville qui se transforme à vue d’œil peut sembler provinciale et repliée sur elle-même.

 

Aujourd’hui

Surnommée le « Paris de l’Orient« , Shanghai est une terre ou règne une forte influence européenne parmi les souvenirs encore ancré de la révolution communiste. Shanghai dégage encore une atmosphère sulfureuse pleine de vitalité héritée de son passé où aventuriers, joueurs, trafiquants, gangsters et hommes d’affaires s’y retrouvaient pour assouvir leur envie de liberté .

Relativement récente, la ville compense sa jeunesse par un nouveau panache et une assurance sans faille. À l’instar de Hong Kong, Shanghai est à découvrir en guise d’introduction ou d’épilogue à votre voyage en Chine.

Après des décennies d’abandon, l’essor et la métamorphose spectaculaires de la ville alimentent toutes les conversations. Aucune autre cité chinoise n’a su enrayer son déclin avec autant de perspicacité. Incarnation de la Chine moderne tout en restant unique, Shanghai a su charmer les voyageurs du monde entier en les plongeant dans les vestiges du passé colonial omniprésent tout le long du Bund .

Si elle ne peut rivaliser avec le patrimoine historique de Pékin ou de Xi’an, elle témoigne en revanche plus que toute autre ville d’un passé fortement marqué par l’Occident. Le Bund, la concession française et le musée de Shanghai sont des sites remarquables, qu’il faut absolument découvrir. Les néons de Lujiazui, de l’autre côté du Huangpu, méritent aussi un coup d’œil, même si le nouveau quartier de Pudong vous laisse de marbre.

Shanghai représente aujourd’hui une destination touristique à part entière et se situe comme l’une des plus populaires de Chine.

Climat

Shanghai débute l’année dans le froid au milieu de l’hiver, quand le thermomètre peut descendre au-dessous de zéro et que le temps est gris, brumeux et humide. Le printemps d’avril à mi-mai et l’automne de fin septembre à mi-novembre constituent les meilleures périodes. Si l’été correspond à la haute saison touristique, la chaleur et l’humidité le rendent inconfortable et la température grimpe jusqu’à 40°C en juillet et août. Les journées caniculaires qui surviennent à l’improviste à la fin de l’été sont affectueusement surnommées le Tigre automnal. Pour résumer, attendez-vous à grelotter en hiver, à transpirer en été et prévoyez un parapluie en toute saison.

Comment se rendre à Shanghai ?

Shanghai est une ville très bien desservie. Elle offre des liaisons aériennes et ferroviaires avec toutes les villes chinoises. Des bateaux remontent le Yangzi, d’autres suivent la côte et des bus desservent les provinces voisines.

Avion

Des vols internationaux, essentiellement de China Eastern relient Shanghai à la plupart des métropoles et capitales voisines. Des vols rallient la plupart des grandes villes chinoises dont Pékin, Guangzhou, Chengdu, Guilin ou encore Xi’an.

Bateau

Le bateau est un moyen de transport très utile pour se rendre à Shanghai depuis des destinations situé le long du Yangzi. De nombreux Ferris se rendent à Shanghai, de nuit comme de jour.

Bus

Shanghai dispose de plusieurs gares routières longue distance. Depuis les grandes villes chinoises, des bus de jour ou de nuit relient l’une des nombreuses gares de Shanghai. Les bus sont généralement confortable mais suivant votre ville de départ, le trajet peut s’avérer très long.

Train

Shanghai est situé au carrefour des lignes ferroviaires Pékin-Shanghai et Pékin-Hangzhou et offre par conséquent des liaisons directes avec de nombreuses villes de Chine.

Les billets de train s’achètent facilement au guichet des gares de départ ou avec l’aide de votre hôtel ou d’agences locales. Vous aurez le choix entre différents prix et différents types de sièges : siège dure ou mou, couchette dure ou molle.

Comment circuler dans Shanghai ?

Shanghai n’est pas un paradis pour les marcheurs avec ses infrastructures routières, ses innombrables chantiers et la circulation toujours omniprésente.

Préférez le métro qui sera beaucoup plus intuitif que les lignes de bus locaux bondés.

Le taxi est aussi un moyen facile pour se déplacer mais attendez-vous à rester coincé dans les embouteillages surtout aux horaires de pointe (de 8h à 9h er de 16h30 à 18h).

Langues

Fort de 13 millions de locuteurs, le shanghaïen appartient au dialecte wu, du nom de l’ancien royaume éponyme dans l’actuelle province du Jiangsu. S’il sonne bizarrement aux oreilles de ceux qui parlent le mandarin ou le cantonais, c’est sans doute parce qu’il s’agit d’une branche plus archaïque de la langue chinoise. Par ailleurs, son système tonal diffère considérablement, montrant des similitudes avec certaines langues africaines. Il présente aussi des sonorités japonaises marquées. Du fait de la prédominance du mandarin et de l’absence de standardisation du shanghaïen, ce dernier évolue constamment et n’est plus le même que celui parlé il y a des générations.

Que faire à Shanghai ?

  • Passer une journée au musée de Shanghai consacré à plus de 4000 ans d’art et d’histoire.
  • Apprécier la vue de Pudong depuis le Bund, symbole de Shanghai avec son architecture variée mêlant différents styles européens.
  • Profiter d’une croisière sur le fleuve Huangpu et admirer la vue imprenable sur l’architecture des bâtisses du Bund ainsi que les gratte-ciels de Pudong.
  • S’éloigner de la grande ville et découvrir le petit village d’eau de Nanxun dans le Zhejiang.
  • Monter tout en haut de la tour Jin Mao et observer le panorama sur la ville.

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