municipalité de Tianjin

Fiche de Tianjin

carte de Tianjin

Nom : Tianjin

Nom chinois : 天津 (Tien-Tsin)

Statut : Municipalité autonome

Population : 14 722 100 hab. (2013)

Superficie : 1 186 km²

 

Située à 120 km de Pékin, Tianjin est la quatrième plus grande ville de Chine. Cachée par l’intérêt du grand Pékin, Tianjin n’attire encore que très peu de visiteurs. Pourtant, son passé sous l’occupation européenne a laissé des traces offrant à la ville une architecture unique et une atmosphère dynamique presqu’aussi présente qu’à Shanghai.
Tianjin peut faire l’objet d’un petit séjour de quelques jours pour découvrir un peuple encore peu développé dans une Chine moderne.

Histoire

Le destin de Tianjin est depuis toujours lié à celui de Pékin. Ancienne capitale établie par les mongols au XIIIe siècle, Tianjin se hissa sur le devant de la scène en tant que grenier à grain de la Chine. Quand le Grand Canal fut rendu navigable jusqu’à la capitale, Tianjin se retrouva à la croisée des routes fluviales et maritimes. Au XVe siècle, elle devint une ville de garnison fortifiée.

Pour les Occidentaux, Tianjin était le comptoir idéal. Les français et les anglais s’y installèrent, vite rejoints par les japonais, les allemands, les austro-Hongrois, les italiens et les belges. Les nations étrangères occupèrent donc bientôt une zone bien plus vaste que la ville d’origine. Chaque concession constituait un monde autonome avec son école, ses casernes, sa prison et son hôpital.

Cet équilibre ne fut rompu qu’en 1870, quand des chinois attaquèrent un orphelinat français et tuèrent 10 religieuses. Se méprenant sur la signification de l’eucharistie, les chinois pensaient que les enfants étaient kidnappés pour être mangés. Trente ans plus tard, au moment de la révolte des boxers, les troupes internationales finirent par raser les murs de la vieille ville pour les reconstruire à l’occidentale.

Force est de reconnaître que la présence européenne eut un effet stimulant sur le commerce et l’industrie, notamment dans les secteurs du sel, du textile et du verre. Tianjin perdit son rôle de port de tout premier plan quand l’ensablement du fleuve Hai entraîna la construction d’un port à Tanggu, à 50 km en aval.

La ville connaît depuis 1949 une forte industrialisation, axée sur la production des biens de consommation.

Certaines marques produites à Tianjin comme les vélos Flying Pigeon ou les montres Seagull jouissent d’une renommée nationale.

 

Aujourd’hui

A l’instar de Pékin, Shanghai et Chongqing, Tianjin a le statut de « municipalité spéciale« . Elle jouit donc d’une grande autonomie. Son passé de concession étrangère, son grand port et son architecture européenne évoquent Shanghai. Pourtant, elle est souvent négligée par les voyageurs, qui se hâtent vers Pékin ou Shanghai.

La ville s’enorgueillit d’imposants édifices, datant des concessions, qui lui confèrent une sorte de noblesse fanée. Le Jeux Olympique de 2008 lui ont permis de se refaire une beauté et de rénover de nombreux monuments historiques.

Tianjin s’est elle aussi lancée dans une course d’urbanisation frénétique qui engloutit des quartiers entiers : le métro a été modernisé, de nouveaux ponts enjambent le fleuve Hai et des buildings fendent le ciel monotone. Tianjin illustre les contrastes de la Chine contemporaine, où de luxueux immeubles dominent des cours ordinaires, peuplées d’oies et de poulets.

Cette métamorphose s’accomplit sur fond de sécheresse, qui sévit ici plus gravement qu’à Pékin. À Tianjin, les ressources en eau par habitant seraient inférieures à celles de l’Arabie saoudite. La poussière s’immisce partout, drapant les nouvelles constructions d’un manteau grisâtre.

Tianjin conserve un visage traditionnel : les chauffeurs de taxi se pressent à la sortie de la gare ferroviaire et, dans la rue, des habitants désœuvrés regardent le temps qui passe. Les hébergements sont chers, mais comme Pékin se trouve à moins d’une heure et demie, il est possible d’y venir pour la journée.

Climat

Tianjin se situe dans une zone de transition entre trois climat : le climat subtropical humide, le climat continentale humide et le climat semi-aride.

Tianjin supporte des étés chauds et humides avec la mousson et des hivers froids et secs à cause des vents de Sibérie.

Tianjin doit parfois supporter des tempêtes de sable au printemps, provenant du désert de Gobi.
Les températures maximales rencontrées en juillet peuvent atteindre les 30°C. Au contraire, en hiver les températures peuvent descendre jusqu’à -5 en janvier.

Il est préférable de visiter la Tianjin en automne lorsque l’humidité se dissipe et les températures deviennent plus agréables.

Comment se rendre à Tianjin ?

Tianjin se trouve à environ cent vingt kilomètres de Pékin ce qui lui procure un accès facile depuis la capitale.

Avion

L’aéroport international de Tianjin Binhai dessert des vols internationaux vers le Japon ou la Corée du Nord. Des vols internes depuis la capitale ou Shanghai sont aussi assurés.

L’aéroport sert principalement de plateforme de correspondance pour la compagnie aérienne Tianjin Airlines et pour quelques compagnies privées comme Okay Airlines ou Air China.

Bus

Toutes les heures, des bus express partent de Pékin ou vers Pékin. Tianjin est également desservie par des bus depuis Dalian, Qingdao ou encore Nanjing. Ce sont généralement des bus couchettes plus ou moins confortables.

Les bus s’arrêtent ou partent généralement de la gare ferroviaire principale de Tianjin.

Train

Il existe trois gare ferroviaires à Tianjin : la gare principale, la gare du Nord et la gare de l’Ouest. La plus part des trains partent de la gare ferroviaire principale.

Tianjin offre des trains réguliers pour la capitale et de nombreuses liaisons avec les provinces du nord-est. Des trains vers le sud, notamment pour Anyang, Ji’nan, Nankin, Qingdao, shanghai ou Zhengzhou sont aussi disponibles avec différents niveau de confort (sièges ou couchettes).

Comment circuler dans Tianjin ?

Il est très facile de circuler dans Tianjin avec le grand réseaux de bus dont dispose la ville.

Le métro qui a connu une rénovation sur quelques lignes est un moyen très simple de se rendre d’un point à un autre de la ville.

Le taxi reste très bon marché à Tianjin. Si vous connaissez l’adresse en chinois de votre destination, le taxi peut être une bonne option en dehors des heures de pointe.

Langues

Tianjin dispose de son propre dialecte dérivé du mandarin. Le dialecte de Tianjin a des sonorités plutôt différentes de celui que l’on peut entendre à Pékin malgré sa proximité avec la capitale.

Le mandarin y est évidement parlé.

Que faire à Tianjin ?

  • Apprécier l’architecture des concessions du centre ville.
  • Admirer la ville et ses lumières depuis la grande roue Tianjin Eye.
  • Faire de petites emplettes sur le marché aux antiquités.
  • Marcher dans la rue de l’Ancienne Culture et faire un arrêt au temple Tianhou.
  • Sortir un peu de la ville pour une excursion à la Résidence de la famille Shi.