Lhassa

Nom : Lhassa
Nom chinois : 拉萨 (ལྷ་ས་)
Province : Région Autonome du Tibet
Statut : Ville préfecture
Population : 559 423 hab.
Superficie : 31 662 km2

Lhassa, ville sacrée, cœur du Tibet mais aussi toit du monde est une capitale historique et une ville sainte pour tous les bouddhistes. Promise à un avenir incertain, la ville de Lhassa se dresse aujourd’hui telle une cité moderne.

Néanmoins, pour les voyageurs qui s’y aventurent, l’émerveillement face à la puissance du Palais Potala et son atmosphère spirituelle fera oublier son développement effréné sous l’occupation chinoise.

Histoire

Selon les dires, Lhassa serait devenue la capitale tibétaine sous le règne du second empereur tibétain Songtsen Gampo (609,613 – 650). Cet Empereur fit ensuite construire les temples Jokhang et Ramoché ainsi que le premier édifice du Palais du Potala.

Lhassa pris alors de l’importance et notamment au niveau du bouddhisme et attira de plus en plus de pèlerins.

Le 5ème Dalaï-lama (1617-1682) déplaça le centre administratif du Tibet à Lhassa et fit construire de nouveaux bâtiments pour agrandir le Palais du Potala et le nommer siège du pouvoir religieux et politique. C’est alors que Lhassa prospéra et se vit ouvrir de grandes résidences, des hôtels et des boutiques notamment dans le quartier de Barkhor.

Lhassa a longtemps souffert de la pauvreté. Sans eau, électricité ni égouts, les rues se présentaient sales et envahies par les mendiants. Seul le Barkhor était présentable.

En 1959, la rébellion tibétaine éclata contre l’armée chinoise et près de 30 000 tibétains se tinrent devant le palais de Norbulinka afin d’empêcher l’enlèvement du Dalaï-Lama.

Entre 1987 et 1989 éclata de fortes manifestations. Des moines descendirent dans la rue pour prôner un Tibet libre et ces rébellions débouchèrent sur la mise en place de la loi martiale en 1989. Elle fut imposée jusqu’en 1990.

En 2008, de nouvelles manifestations voient le jours et les moines descendirent dans les rues afin de demander la libération des moines emprisonnés en 2007. De nombreux moines tibétains se sont immolés pour la liberté du Tibet et les prisonniers.

Depuis, Lhassa subit l’invasion des Han chinois et voit sa ville se transformer en cité moderne.

Aujourd’hui

Capitale de la région autonome du Tibet et centre du bouddhisme tibétain, Lhassa est une ville de pèlerinage située à 3 700 mètres d’altitude. Promise à devenir une cité moderne, Lhassa restera toujours la merveille du Tibet avec ses anciens quartiers et édifices qui rappelleront toujours la passion des Tibétains pour leur croyance.

La ville est aujourd’hui divisée en deux sections bien distinctes qui projettent des contrastes impressionnants. La section à l’ouest abrite la partie chinoise, aujourd’hui dénaturée, urbaine et moderne avec de grands immeubles, des bars et restaurants branchés. À l’est se tient la vieille ville tibétaine, un poumon usé de plus en plus menacé par l’invasion chinoise mais qui résiste et se présente plus traditionnelle avec notamment le quartier Barkhor qui entour le temple du Jokhang et d’autres édifices authentiques. Le temple Jokhang est le centre spirituel du Tibet et accueille de nombreux pèlerins chaque jour. Sa visite est l’occasion de s’imprégner pour la première fois de la véritable culture bouddhique tibétaine.

Plus loin, le célèbre Palais du Potala qui surplombe la ville est sans conteste le symbole de la capitale tibétaine. Son imposante structure ne vous laissera pas de marbre. Sa visite bien que très contrôlée vaut assurément le détour.

En continuant vers la vieille ville, vous pourrez profiter de l’atmosphère sacrée et faire la rencontre des tibétains encore à vivre dans les traditions de la région autonome. Pour s’imprégner encore un peu plus de la culture tibétaine, parcourez les allées du marché de Barkhor et côtoyez les marchands tibétains ou encore les pèlerins en pleine circumambulation.

Lhassa regorge de curiosités. Outre ses monastères bouddhistes et autres édifices religieux, Lhassa est entourée d’une nature époustouflante et par conséquent est un point de départ incontournable pour partir à la conquête des terres, montagnes et lacs du Tibet.

La puissance de Lhassa et de ces édifices ne cesse d’intriguer et de fasciner les voyageurs du monde entier. Un voyage à Lhassa sera une expérience inoubliable qui vous plongera dans un monde où le bouddhisme ne laisse place à aucune autre religion.

Climat

Lhassa est une ville d’altitude qui jouit d’un climat montagnard influencé par la mousson. Les températures ne varient pas énormément au cours de l’année avec une moyenne de -2°C au mois le plus froid et de 15°C au mois le plus chaud. Les pluies sont principalement concentrées autour de juillet et août et les hivers sont très secs.

Lhassa est une ville très ensoleillée avec environ 3000 heures de soleil par an.

Lhassa peut se visiter toute l’année néanmoins, le printemps est la période la plus favorable à la découverte de cette cité bouddhique.

Comment s’y rendre

Avion

Lhassa est le plus souvent rejointe par avion. Lhassa dispose en effet de quatre aéroports tous plus ou moins loin du centre : l’aéroport Gonggar (le principal), l’aéroport Bangda de Chamdo, l’aéroport Milin à Nyingchi et l’aéroport Gunda à Ngari. Des vols quotidiens desservent la capitale tibétaine depuis Chengdu, Pékin, Xian, Chongqing et Xining. Quelques vols sont également opérés depuis Canton et Lanzhou.

Il existe aussi des vols internationaux avec le Népal entre Katmandou et Lhassa.

Train

Se rendre à Lhassa avec le train est une belle expérience. La ligne Qinghai-Tibet ouverte depuis 2006 parcoure près de 2 000 km et peut parfois atteindre une altitude de 5 072 mètres ce qui en fait le train le plus haut du monde.

Les paysages parcourus sont fantastiques mais le mal d’altitude peut vite se faire ressentir et gâcher le voyage. Pensez dans ce cas à vous munir de cachets pour le mal d’altitude.

Bus

Cinq routes rejoignent Lhassa depuis Chengdu au Sichuan, Xining au Qinghai, le Yunnan ou encore Xinjiang.

Il faut tout de même être courageux pour rejoindre Lhassa en bus. Bien que les bus soient équipées de couchettes, les routes ne sont pas toujours en bon état et les trajets sont très longs.

Comment Circuler

Des minibus et taxis proposent de vous conduire à travers la ville ou en dehors vers les sites touristiques.

Des pedicab ou vélotaxi sont un moyen plus traditionnel de se déplacer en ville. Plus lent mais plus authentique que le taxi, laissez-vous tenter par une course qui vous en coutera que quelques yuans.

Enfin, pour les sportifs, il est possible de louer des vélos.

Que faire à Lhassa ?

  • Faire face à l’imposante structure du Palais du Potala.
  • Se laisser porter par l’ambiance humaine du Barkhor.
  • Observer les pèlerins se prosterner devant le temple du Jokhang.
  • Profiter du joli parc du Norbulingka, ancienne résidence du Dalaï-lama.
  • S’éloigner de la ville pour découvrir le Monastère de Drepung, le Monastère de Sera et le Monastère de Gandan, les trois grands monastères Gelugpa.

Retrouvez toutes les attractions à Lhassa.