Temple Tiantong

Le monastère de Tiantong figure parmi les plus importants et plus grands monastères de la secte bouddhique Chan (Zen) en Chine. Situé au pied de la montagne Taibai au milieu d’un parc forestier, le temple se trouve à 5 km de Ningbo dans la province de Zhejiang.

Véritable trésor bouddhique perdu en pleine forêt dans l’enclave d’une montagne verdoyante, le temple inspire un paisible voyage à travers le temps.

Histoire

Construit en l’an 300 par le moine Yixing de la dynastie Xiji, le monastère de Tiantong fut le berceau du bouddhisme japonais Soto de la secte Caodong. C’est pourquoi, de nombreux moines du temple partirent autrefois en pèlerinage au Japon pour se recueillir.

Le temple fut un lieu stratégique pour les échanges culturels entre la Chine et le Japon. Vers le 18e siècle, un moine japonais aurait étudié avec le moine Soto Rujing pendant 2 ans et demi au temple Tiantong. D’autres représentants du bouddhisme japonais seraient venus au le temple plus tard pour commémorer l’union culturelle entre les deux pays. Le gouverneur du temple Yongping parti en pèlerinage au monastère Tiantong en 1980. Accompagné de nombreux moines japonais, il installa sur le temple, une stèle d’un grand-maître bouddhiste japonais, la célèbre « stèle d’obtention du bouddhisme par Daoyuan ».

Lors de sa visite au 15e siècle, Xuezhou, le fameux peintre japonais fut couronné en tant que premier hôte du temple Tiantong par les membres de la dynastie Ming. Séduit par la beauté du paysage et le beau dessin qu’offrait le temple, le peintre raconta à quel point celui-ci apportait de l’inspiration et de l’édification à ses peintures.

Monastère de Tiantong

Dans un décor soigneusement modelé, le temple de Tiantong représente l’architecture traditionnelle de la Chine antique. Les toitures légèrement relevées sur les bords pour chasser les mauvais esprits, les vérandas bien sculptées, les inscriptions chinoises à la porte d’entrée ainsi que les peintures vives qui recouvrent chaque recoin du temple témoignent de son passé sous la dynastie Ming.

Le monastère s’étend sur 58 000 m² et dispose de plus de 700 pièces dissimilées dans plusieurs édifices. En parcourant les halls, les salles et les magnifiques pavillons du monastère, les visiteurs auront l’occasion de voyager à  travers le temps. On y trouve des traces de la civilisation impériale de la Chine notamment des stèles calligraphiées des talentueux empereurs Shunzhi, Kangxi, Yongzhen de la dynastie Qing, les bas-reliefs qui représentent l’œuvre du célèbre Zhu Chan ainsi que d’autres magnifiques peintures, empreintes des dynasties ultérieurs.

Les relations culturelles entre la Chine et le Japon ont longtemps été entretenues au temple Tiantong et ont, par conséquence, laissé de nombreuses reliques historiques et culturelles reflétant cette entente.

Incontournable  destination pour les pèlerins, le temple recèle également de nombreux vestiges reliés à la religion bouddhiste. Dans la salle du roi céleste, quatre majestueuses statues de bouddha céleste de 7.4 m de hauteur ornent les deux côtés de la salle. Vous pourrez observer dans le hall Arhat les statues de pierre de 18 arhats. Des textes bouddhistes utilisés pendant les sermons sont exposés dans la chambre des textes bouddhiques.

Un long couloir vous propose une visite du temple en toute tranquillité sans vous soucier du caprice du temps. Sous les magnifiques auvents du temple, les couloirs reliant toutes les salles et les maisons du temple offre une promenade riche en couleur..

La réputation du temple lui vient également de son paysage époustouflant. Entouré de montagnes verdoyantes, le monastère Tiantong promet une escapade en pleine nature des plus surprenantes. Le monastère abrite aussi une végétation dense, des bambous géants, des pins dont certains datent de la dynastie Ming.  

Comment s’y rendre ?

Prendre le bus ligne 362 ou 365 depuis la gare routière de l’Est de Ningbo.

Horaires et tarifs d’entrée

Le monastère est ouvert tous les jours de 6h00 à 16h00.

Le frai d’admission est fixé à 5 RMB.