Les Jino ethnie chinoise

Les Jino aussi nommés Jinuo sont l’une des minorités ethniques les moins nombreuses de Chine. Ils ont été reconnus en tant qu’ethnie nationale en 1979. On les compte environ à 20 000 individus dispersés dans le district de Jinghong dans les petits villages de la préfecture de Xishuangbanna dans le Yunnan.

Histoire

Autrefois, les Jino formaient deux clans qui vivaient respectivement dans le village patriarcal « Citong » et le village matriarcal « Manfeng ». Avec le temps, les peuples Jino se sont multipliés et le village s’est agrandi.

Aujourd’hui, la société patriarcale a pris place dans la vie des Jino. La plupart des hommes jino sont des chasseurs et des paysans. Quant aux femmes, elles ramassent des fruits et des herbes sauvages dans la forêt.

Coutumes et traditions

Depuis toujours, les Jino sont dirigés par les deux personnes les plus vielles. Respectées de tous, elles sont succédées à leur mort par les personnes les plus âgées de la communauté. Leur fonction au sein des clans est très importante. C’est à eux que revienne le pouvoir de fixer les dates des différentes fêtes ou encore de lancer la période de semi pour les prochaines récoltes par exemple.

La minorité Jinuo approuve les relations sexuelles avant le mariage ainsi que les enfants issus d’une relation sans mariage néanmoins l’adultère n’est pas vraiment toléré et les divorces se font très rares. Le mariage entre un homme et une femme se fait dès lors que les deux personnes ont effectué le rite du passage à l’âge adulte. Pour les célibataires, ils peuvent se retrouver dans des maisons spéciales et passer la nuit ensemble.

Les Jino pratiquent l’animisme et dédient un culte très important aux ancêtres. Ils ont forte une croyance aux esprits. Les chamans ont une place importante dans la communauté et sont régulièrement consultés pour des raisons médicinales notamment.

Pour les funérailles, les morts sont placés dans un cercueil en bois puis enterré dans le cimetière communal. Ils font suivre, avec le défunt, ses effets personnels en guise d’objet de sacrifice. Au-dessus du tombeau, une petite hutte est bâtie afin de pouvoir venir se recueillir et déposer quelques offrandes pour l’âme du défunt.

Habillement

Les hommes portent fréquemment une tunique blanche traditionnelle, boutonnée sur le devant et brodée dans le dos d’un motif de lune. Les pantalons sont assez larges, de couleur blanc ou bleu fait en lin ou en coton.

Les femmes portent quand à elles une tenue traditionnelle plus colorée. Elles s’affichent avec une veste courte brodée et sans col avec des couleurs éclatantes comme du bleu, du rouge, du blanc et du jaune sur un tissu noir. La veste est boutonnée sur le devant. Elles accompagnent leur veste avec une jupe courte noire brodées de dentelles rouges. Elles portent aussi une coiffe pointu sur le dessus qui descend jusqu’aux épaules.

Ils portent souvent sur leur épaule ou en bandoulière un sac en coton avec une grande et large lanière.

Les fêtes Jino

Les Jino sont très doués pour le chant et la danse. Dès le bas âge, ils apprennent à chanter. À l’occasion des fêtes, les aînés chantent et les jeunes dansent au rythme d’une musique entraînante. Comme beaucoup d’autres ethnies minoritaires chinoises, les Jino ont plusieurs fêtes. La plus importante est leur nouvel an qui se célèbre au mois de mars. Une autre fête se célèbre avant la récolte du riz.

Habitation

Les villages des Jino sont formés de petites maisons en bambou sur pilotis. Les maisons ressemblent d’avantage à des cabanes qu’à des maisons mais cela fait le charme des villages à flanc de collines.

Langue

Le langage des Jino appartient au groupe tibéto-birman de la famille des langues sino-tibétaine. Sa structure et son vocabulaire ressemblent au langage des Yi et des Birmans. Ils n’ont pas d’écriture spécifique mais ont l’habitude d’enregistrer les informations en cochant des morceaux de bois ou de bambous.