
Temple de Ramoché
Temple de Ramoché
Deuxième temple bouddhiste de Lhassa après le Jokhang, le Ramoché conserve la statue du Bouddha Sakyamuni enfant et illustre le mariage des styles Tang et tibétain.
Le Temple de Ramoché se classe au deuxième rang des sanctuaires bouddhistes de Lhassa, après le Jokhang. Érigé au VIIe siècle sous le règne du roi Song Tsen Gampo, il abrite aujourd'hui une statue grandeur nature du Bouddha Sakyamuni enfant et illustre la rencontre architecturale entre les traditions chinoise et tibétaine.
Pourquoi visiter le Temple de Ramoché
Souvent éclipsé par son grand voisin le Jokhang, le Temple de Ramoché offre une visite plus calme et tout aussi chargée de sens. Il témoigne de l'introduction du bouddhisme au Tibet au VIIe siècle et conserve l'une des statues les plus vénérées du pays. Son architecture, mêlant le style Tang à l'esthétique tibétaine, en fait l'un des rares édifices religieux où l'on lit directement les liens historiques entre la Chine impériale et le plateau tibétain. Pour qui souhaite comprendre la formation du bouddhisme tibétain, ce temple complète logiquement la visite du Jokhang.
Histoire du temple
Le Temple de Ramoché fut érigé au VIIe siècle sous le règne de Song Tsen Gampo, premier roi unificateur du Tibet. Selon la tradition, il fut construit pour la princesse Wencheng, épouse chinoise du souverain, tandis que le Jokhang fut bâti pour la princesse népalaise Tritsun. Chacune avait apporté en dot une statue du Bouddha Sakyamuni : Ramoché abritait à l'origine le Jowo Rinpoché, le Bouddha apporté de Chine par Wencheng.
Le temple connut ensuite une histoire mouvementée : pillé lors d'une invasion mongole, ravagé par le feu, puis rénové à plusieurs reprises. Il devint la salle de l'Assemblée de l'Université supérieure tantrique de Lhassa et hébergea, à son apogée, jusqu'à 500 moines. Endommagé pendant la Révolution culturelle, il a fait l'objet d'une rénovation d'ampleur achevée en 1986, qui constitue l'état dans lequel on le visite aujourd'hui.
Que voir sur place
Le temple s'étend sur environ 4 000 mètres carrés. Ses portes sont orientées vers l'est, une particularité attribuée à la princesse Wencheng, qui aurait voulu se tourner vers la Chine, son pays d'origine. Le bâtiment principal s'élève sur trois étages :
- Premier étage : un atrium servant de salle d'écriture.
- Deuxième étage : le palais du Bouddha, avec ses couloirs cintrés caractéristiques.
- Troisième étage : la chambre des Dalaï-lamas qui y séjournèrent.
À l'intérieur, dix piliers ornés de fleurs de lotus, de bijoux sculptés et d'inscriptions tibétaines soutiennent la salle principale. Le toit retient l'attention avec son pic doré et son avant-toit renversé, deux éléments caractéristiques du style Han, qui contrastent avec les motifs tibétains du reste du bâti. Cet ensemble illustre concrètement le mélange des styles architecturaux chinois (Tang) et tibétains.
La pièce maîtresse reste la statue grandeur nature du Bouddha Sakyamuni à l'âge de huit ans, objet de vénération depuis des siècles. Le temple fonctionne aujourd'hui comme un centre d'étude de la Mi Zong, école tantrique destinée à la formation des moines tibétains.
Informations pratiques
La visite se fait facilement en une heure environ, un peu plus si vous prenez le temps d'observer les fresques et les détails sculptés. Les tarifs d'entrée restent modérés et les horaires couvrent l'ensemble de la journée. Comme dans tous les sanctuaires tibétains, on circule dans le sens des aiguilles d'une montre, et la photographie est généralement interdite à l'intérieur des chapelles. Une tenue couvrante est de mise.
Quand y aller
Lhassa se visite idéalement entre avril et octobre, lorsque les températures sont clémentes et le ciel souvent dégagé. Le printemps et l'automne offrent les meilleures conditions, l'été pouvant être marqué par la mousson sur le plateau. L'altitude (environ 3 650 m) impose une acclimatation de quelques jours avant toute visite intensive. Les matinées sont souvent les plus calmes pour entrer dans le temple, avant l'arrivée des groupes.
Comment s'y rendre
Le Temple de Ramoché se situe dans une ruelle donnant sur Tuanjie lu, au nord-ouest de la vieille ville de Lhassa. Depuis le Jokhang ou la place du Barkhor, comptez une quinzaine de minutes de marche vers le nord. La plupart des visiteurs s'y rendent à pied, l'enchaînement avec les autres sites historiques de la vieille ville étant naturel. En taxi depuis l'extérieur du centre, indiquez le nom tibétain du temple ou son adresse écrite en chinois, plus facile à reconnaître pour les chauffeurs.
À voir à proximité
La visite du Ramoché s'inscrit logiquement dans un itinéraire à travers la vieille ville de Lhassa. Le Temple de Jokhang, son pendant historique fondé pour la princesse népalaise Tritsun, se trouve à quelques minutes à pied et constitue un complément indispensable. Le quartier du Barkhor, qui l'entoure, conserve une ambiance de pèlerinage authentique avec ses ruelles, ses ateliers d'artisans et ses moulins à prières.
Questions fréquentes
Questions fréquentes
Préparer votre voyage
Le Temple de Ramoché s'intègre naturellement à un itinéraire culturel sur le plateau tibétain, entre patrimoine bouddhiste et paysages d'altitude. Pour construire un séjour adapté à vos centres d'intérêt, consultez nos idées de voyage en Chine.
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