
TEMPLE DE JOKHANG
TEMPLE DE JOKHANG
Au cœur de Lhassa, le temple de Jokhang est le sanctuaire le plus sacré du bouddhisme tibétain. Fondé en 647, classé Unesco, il abrite la statue vénérée de Sakyamuni à 12 ans.
Le temple de Jokhang se dresse au centre de la vieille ville de Lhassa, à proximité immédiate de la rue Barkhor. Son nom signifie littéralement « la maison du Bouddha ». Considéré comme le centre spirituel le plus sacré du bouddhisme tibétain, il est inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 2000, dans le cadre de l'ensemble historique du Palais de Potala. Le temple accueille les pèlerins de toutes les écoles du bouddhisme tibétain, qui se prosternent quotidiennement devant ses portes.
Pourquoi visiter le temple de Jokhang
Le Jokhang est le cœur battant de la spiritualité tibétaine. Quatre raisons principales justifient sa visite :
- Un site fondateur : édifié au VIIe siècle, il marque la naissance officielle du bouddhisme au Tibet.
- Une statue exceptionnelle : le Jowo Sakyamuni, représentation du Bouddha à 12 ans, est l'objet sacré le plus vénéré du Tibet.
- Un syncrétisme architectural : l'édifice mêle styles indien, népalais et Tang, témoignage rare des échanges culturels du VIIe siècle.
- Une atmosphère de pèlerinage vivante : prosternations, moulins de prière, fumée d'encens, le temple n'est pas un musée mais un lieu de culte actif.
Histoire du temple
Le temple fut fondé en l'an 647, sous le règne du roi tibétain Songtsen Gampo. Selon la tradition, le site fut choisi par l'une de ses épouses, la princesse Wencheng, nièce de l'empereur Taizong de la dynastie Tang. Conquise par la beauté du paysage entourant le lac de Wothang (parfois transcrit Wutang), elle demanda aux artisans d'y édifier le sanctuaire. Le Jokhang fut construit conjointement avec le Ramoché, autre temple majeur de Lhassa daté du VIIe siècle.
En 823, une stèle fut érigée devant la porte principale, gravée du traité de paix sino-tibétain signé un an plus tôt, en 822. Le monument, haut de près de trois mètres, est toujours visible aujourd'hui.
Le temple fut rénové à plusieurs reprises sous les dynasties Yuan, Ming et Qing. Pendant la Révolution culturelle, les bâtiments furent détournés de leur usage religieux : ils servirent successivement de quartiers militaires, d'abattoir et d'hôtel, avant d'être restaurés à la fin du XXe siècle.
Ce qu'il faut voir
L'entrée et la cour
L'architecture s'inspire du vihara indien tout en intégrant des éléments népalais et chinois Tang. L'ensemble couvre une superficie de 25 100 m². La grande porte est tournée vers l'Ouest, en hommage à la princesse Wencheng venue de Chine. Des peintures murales, de part et d'autre de l'entrée, retracent son voyage jusqu'à Lhassa et sa cérémonie de mariage. À l'intérieur du porche, un saule pleureur aurait été planté de la main de la princesse. La stèle de paix sino-tibétaine se dresse également devant l'entrée.
Une porte en bois laqué rouge ouvre sur la grande cour à ciel ouvert. En son centre se trouve le trône du Dalaï-lama. Deux portes latérales donnent accès au Nangkhor, corridor intérieur jalonné de moulins de prière que les pèlerins font tourner en circumambulation.
Les chapelles et statues
La pièce maîtresse du temple est la statue grandeur nature de Sakyamuni, représenté à l'âge de 12 ans. Dorée et ornée de bijoux finement agencés, elle est la plus vénérée du bouddhisme tibétain. La salle centrale abrite également les statues monumentales de Padmasambhava, Maitreya et Avalokiteshvara.
Tout autour, des chapelles latérales sont dédiées à Tsongkhapa, Avalokiteshvara, Maitreya, Amitabha, Sakyamuni, Amitayus (bouddha de la longévité), aux bouddhas de la médecine, ainsi qu'aux trois rois historiques du Tibet : Trisong Detsen, Songtsen Gampo et Ralpachen.
À l'étage, une chapelle est consacrée à Palden Lhamo, divinité protectrice du Tibet. Les niveaux supérieurs accueillent encore aujourd'hui les moines, que l'on croise sur la grande terrasse en fin d'après-midi.
Le toit doré
Depuis le toit, la vue embrasse la place du Barkhor et le Palais du Potala qui se profile au loin. La toiture, entièrement dorée, est ornée de sculptures d'oiseaux, d'animaux, de cloches et autres symboles bouddhiques.
Informations pratiques
- Durée de visite : comptez 1h30 à 2h pour parcourir les chapelles, la cour et le toit.
- Tarif : entrée payante, à un tarif modéré pour les sites majeurs de Lhassa. À régler sur place.
- Horaires : ouverture le matin et l'après-midi, avec une fermeture à la mi-journée. Vérifiez les horaires en cours auprès de votre agence ou de votre hôtel, ils varient selon la saison et les événements religieux.
- Permis : la visite du Tibet nécessite un permis spécial (Tibet Travel Permit), à organiser via une agence agréée.
- Conseil : visitez tôt le matin pour observer les pèlerins en prosternation, moment fort de l'expérience.
Quand s'y rendre
La saison la plus favorable pour visiter Lhassa s'étend d'avril à octobre, lorsque le climat est plus clément et les routes praticables. L'altitude (3 650 m) impose une acclimatation de 24 à 48 heures avant la visite.
Pour une expérience plus intense, le nouvel an tibétain (Losar, généralement en février ou mars) marque le début de la fête de la Prière (Monlam), tradition instaurée par le cinquième Dalaï-lama. Le temple est alors le théâtre de cérémonies majeures, mais l'affluence est considérable et les hébergements à Lhassa se réservent longtemps à l'avance.
À voir à proximité
- La rue Barkhor : circuit de pèlerinage qui ceinture le Jokhang, bordé d'échoppes traditionnelles. Accessible directement depuis le temple.
- Palais du Potala : ancienne résidence des Dalaï-lamas, à environ 1,5 km.
- Dzong de Gyantsé : forteresse historique, à intégrer dans un itinéraire élargi au sud du Tibet.
Comment s'y rendre
Le Jokhang se trouve au cœur de la vieille ville. La plupart des visiteurs s'y rendent à pied depuis leur hôtel ou après une promenade dans la rue Barkhor. Les bus et minibus publics desservent les abords du quartier pour un tarif très bas. Les taxis sont également disponibles depuis n'importe quel point de Lhassa.
Depuis l'extérieur du Tibet, on rejoint Lhassa par avion (vols depuis Chengdu, Pékin, Xi'an) ou par le train Qinghai-Tibet, dont le trajet panoramique compte parmi les plus spectaculaires d'Asie.
Questions fréquentes
Questions fréquentes
Préparer votre voyage
Le Jokhang figure parmi les visites essentielles d'un séjour à Lhassa, à intégrer dans un itinéraire plus large couvrant le Potala, le Barkhor et les monastères des environs. Pour construire un voyage sur mesure au Tibet et en Chine, consultez nos circuits en Chine.
À proximité
Intéressé(e) par cette visite ?
Nous pouvons l'inclure dans votre itinéraire personnalisé.







