
Lac Karakul
Lac Karakul
À 3 600 m d'altitude au pied du Muztagh Ata, le lac Karakul est une étape phare de la route du Karakorum, à 196 km de Kashgar.
À 196 km au sud-ouest de Kashgar, dans la région autonome ouïghoure du Xinjiang, le lac Karakul s'étire à 3 600 mètres d'altitude au pied du mont Muztagh Ata. Surnommé « père des glaciers » (Karakuli signifie « lac noir » en turc local), il occupe une cuvette glaciaire encadrée par trois sommets dépassant 7 000 mètres. Sa visite s'inscrit presque toujours dans un trajet sur la route du Karakorum, l'un des axes les plus spectaculaires d'Asie centrale.
Pourquoi visiter le lac Karakul
Le lac Karakul vaut le détour pour trois raisons :
- Un décor de très haute montagne : les sommets enneigés du Muztagh Ata (7 546 m), du Kongur Tagh (7 649 m) et du Kongur Tiube se reflètent dans une eau sombre, d'où le surnom de « lac noir ».
- Un point de contact avec la culture kirghize : les familles d'éleveurs installées sur les rives accueillent les visiteurs dans leurs yourtes, une rencontre rare en Chine.
- Une étape sur la route du Karakorum : la voie qui relie Kashgar à la frontière pakistanaise traverse le plateau du Pamir et les spectaculaires gorges de Ghez avant d'atteindre le lac.
Histoire et légende du lac
Le lac Karakul s'est formé par l'accumulation des eaux de fonte glaciaire dans une dépression bordée par les massifs du Pamir. Sa profondeur atteint environ 30 mètres et sa surface couvre une dizaine de kilomètres carrés.
La tradition kirghize lui attribue une autre origine. Une princesse aimait un homme que son père, le roi, refusait de voir épouser sa fille. Pour empêcher leurs retrouvailles, le souverain frappa le sol de son bâton et sépara la montagne en deux. Inconsolable, la princesse pleura sans relâche : ses larmes inondèrent le vide laissé entre les deux versants et formèrent le lac. Cette légende est encore racontée par les éleveurs installés sur les rives.
Que voir et que faire sur place
Le panorama des trois géants
Le lac est encadré par trois sommets : le Muztagh Ata au sud, le Kongur Tagh au nord et le Kongur Tiube à l'est. Par temps clair, leurs faces glacées se reflètent à la surface. Les meilleurs angles photographiques se trouvent sur la rive est, accessible à pied depuis la route principale.
Le mode de vie kirghize
Les rives du lac sont occupées par des familles kirghizes qui font paître yaks et chevaux pendant l'été. Plusieurs yourtes en béton, financées par le gouvernement chinois pour sédentariser partiellement cette ethnie minoritaire, accueillent les voyageurs pour une nuit ou un repas. L'expérience permet de comprendre le quotidien d'une population pastorale d'altitude.
Les balades autour du lac
Les berges sont propices à la marche, avec des sentiers faciles le long de l'eau. Des éleveurs proposent aussi des balades à cheval ou à dos de chameau, négociées sur place. La randonnée d'altitude est possible mais demande une acclimatation préalable, le lac se trouvant déjà au-delà de 3 500 mètres.
Quand y aller
La période la plus favorable s'étend de juin à septembre. À cette saison, les pâturages sont verts, les troupeaux montent en estive et les températures diurnes restent supportables (10 à 20 °C). Les nuits sont fraîches même en plein été : prévoyez plusieurs couches.
De novembre à avril, l'accès est plus difficile, le lac peut geler partiellement et les yourtes ne sont plus toutes ouvertes. Le printemps reste venteux et les paysages encore secs.
Informations pratiques
- Altitude : 3 600 m. Buvez beaucoup, évitez l'effort le premier jour.
- Permis frontalier : obligatoire car le lac se trouve dans une zone proche de la frontière tadjike et pakistanaise. Il s'obtient à Kashgar, généralement par l'intermédiaire d'une agence ou de l'hôtel.
- Tarif d'entrée : un droit d'accès au site est demandé sur place, montant modéré, sujet à variation.
- Hébergement : nuit en yourte chez l'habitant, confort sommaire mais ambiance authentique. Quelques guesthouses simples existent au village voisin de Subash.
- Argent : pas de distributeur sur place, prévoyez du liquide depuis Kashgar.
Comment s'y rendre
L'accès se fait par la route du Karakorum (Karakoram Highway, G314), qui relie Kashgar à la frontière pakistanaise en traversant le plateau du Pamir et les gorges de Ghez. Le trajet dure environ 4 à 5 heures pour 196 km.
- Bus longue distance : depuis la station de bus internationale de Kashgar, des bus touristiques desservent le lac. C'est l'option la plus économique.
- Voiture privée avec chauffeur : la formule la plus souple, qui permet de s'arrêter dans les gorges de Ghez et au lac Bulunkul.
- Excursion organisée : nombreuses agences à Kashgar proposent la journée ou le séjour de deux jours avec nuit en yourte.
À combiner dans la région
- Kashgar, ville oasis de la route de la Soie et porte d'entrée du Pamir chinois.
- Les grottes aux mille bouddhas de Bezeklik, autre étape majeure du Xinjiang bouddhique.
- La poursuite de la route du Karakorum jusqu'à Tashkurgan, dernière ville avant la frontière pakistanaise.
Questions fréquentes
Questions fréquentes
Préparer votre voyage
Le lac Karakul se découvre dans le cadre d'un itinéraire plus large autour de Kashgar et du Xinjiang. Pour construire un séjour sur mesure incluant la route du Karakorum, consultez nos voyages en Chine.
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