Bouddhisme, la voie de l'Eveil (2/2) - Terres de Chine
Bouddhisme, la voie de l'Eveil (2/2)

Bouddhisme, la voie de l'Eveil (2/2)

Conformément à l'enseignement de Bouddha, chacun peut prétendre à l'Eveil. Cependant, devenir pratiquant bouddhiste implique une discipline de vie particulière. Suite et fin de notre introdution sur le Bouddhisme.

Devenir bouddhiste, un choix de vie, une discipline à suivre

Comme l'avait affirmé Boudha, chaque être humain peut prétendre à l'Eveil, donc quiconque le souhaite peut s'engager sur la Voie du Bouddhisme. Néanmoins, le chemin est long et peut s'avérer compliqué pour certains.

S'il n'existe pas de baptême comme chez les Chrétiens, l'entrée dans le Bouddhisme peut être officialisée par un rituel souvent appelé «la prise de refuge.» Le nouvel adepte décide alors de s'appuyer (traduction plus adéquate que le terme «se réfugier») sur les «Trois Joyaux» : le Bouddha, le Dharma, et le Sangha. Il s'agit d'entrer dans la communauté des disciples (Sangha), et de suivre l'enseignement (le Dharma) de l'exemple à suivre, l'Eveillé (Bouddha). Si la pratique de la méditation est l'un des aspects les plus connus de la discipline bouddhiste, le pratiquant doit également suivre des préceptes moraux (sîla) indispensables.

Les cinq plus courants sont :

  • Ne pas nuire aux être vivants et retirer la vie
  • Ne pas prendre ce qui n'est pas donné
  • Ne pas mener une vie sexuelle dissolue
  • Ne pas user de paroles inutiles, blessantes ou mensongères
  • Ne pas consommer de produits nocifs ou supprimant la maîtrise de soi comme l'alcool et les drogues

Ces préceptes, qui sont explicitement des interdits, ont pour objectif de développer des qualités humaines essentielles chez le disciple : la bonté et la compassion, la générosité et le détachement, le contentement, l'amour de la vérité et sa recherche constante, une attention maximum et une conscience lucide.

Dans le Bouddhisme, ce n'est pas un Dieu supérieur qui apporte la souffrance ou le salut, c'est l'homme lui même qui se les inflige ou procure. Bouddha n'est pas un Dieu mais plus un exemple à suivre. Les cérémonies à son honneur ne sont pas censées aider à s'attirer ses faveurs mais simplement lui témoigner respect. Ainsi, il est difficile de considérer le Bouddhisme comme une religion au sens occidental du terme. Il s'apparente plutôt, dans son aspect originel (le Bouddha-dharma) à une philosophie au sens antique : une théorie est présente, mais le plus important réside dans l'expérience pratique et directe.

L'objectif final est double : atteindre l'état de conscience appelé «Nirvana» (l'Illumination) et sortir du cycle des réincarnations terrestres (Samsara).

Le Nirvana

Le Nirvana est l'état le plus élevé de la contemplation : il est l'absence de souffrance et la connaissance de la vérité. Il s'atteint grâce au détachement du monde matériel, en particulier du désir.

La diffusion du Bouddhisme dans le monde

L'un des nombreux Bouddhas de la montagne de Qianfoshan A sa mort, vers l'âge de 80 ans, le Bouddha a de nombreux disciples. Son dernier message est simple : «faites de votre mieux.» Ce sont ses «étudiants» qui vont propager sa parole.La diffusion se fait par vagues successives, et par les différences d'interprétation de chaque disciple et de leurs successeurs, la doctrine originelle de Siddharta Gautama prend de nouvelles formes en fonction des régions où elle s'installe.

Originaire de l'Inde, où il se développe rapidement au nord dès le Ve siècle avant JC, le Bouddhisme va largement se diffuser dans tout l'Extrême Orient entre le IIIe siècle avant JC et le XIIe siècle de notre ère.

Les trois grands courants, Theravâda, Mahayâna et Vajrayâna, vont naître en Inde mais chacun s'imposer dans une grande zone géographique : Theravâda en Asie du Sud-est, Mahayâna en Asie extrême-orientale et Vajrayâna en Asie centrale et himalayenne.

Hors d'Inde, le Bouddhisme a connu des adaptions née de son contact avec les traditions et cultures indigènes. Ainsi en Chine, le Mahayâna a pris la forme du Bouddhisme Chan (ou Zen en japonais) suite à son contact avec les pensées taoïste et confucéenne. La pensée japonaise a également grandement influencé le Bouddhisme à son arrivée dans l'Archipel nippon.

Le Bouddisme tibétain, quant à lui, est le fruit de la rencontre entre le Vajrayâna, le tantrisme (syncrétisme entre le Bouddhisme et l'Hindouisme) et la culture tibétaine. Ce qui explique la présence de rituels magiques et de nombreuses divinités. Le Dalaï-Lama est ainsi perçue comme un Bouddha incarné, qui au lieu de profiter de son Eveil pour sortir du cycle des Renaissances, a choisi de rester auprès des humains pour les aider.

Le Bouddhisme aurait pénétré la Chine entre les Ier et IIe siècles de notre ère. Ce sont ensuite des missionnaires chinois qui l'auraient introduit, sous la forme Mahayâna, dans la Corée voisine au IVe siècle. Ce n'est qu'ensuite que des moines coréens l'exporteront au Japon où il sera fait religion d'Etat en 587. Le Tibet ne fût atteint que plus tard, au VIIe siècle, par le Bouddhisme Vajrayâna. Beaucoup de textes sacrés en sanskrit allaient d'ailleurs y être traduits en langue tibétaine, ce qui explique l'importance prise par le Lamaïsme (une forme de Vajrayâna) dans le haut plateau.

En Inde, son berceau, le Bouddhisme allait décliner à partir du VIIIe siècle face à la concurrence de l'Hindouïsme et de l'Islam, pour disparaître au XIIIe siècle. Il n'en reste pas moins la religion la plus pratiquée en Asie et dans le monde à ce jour.

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